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Fin de la déductibilité fédérale des intérêts – Projet de loi 2025

  • J-M Pirsoul
  • 26 nov. 2025
  • 2 min de lecture

La réforme relative à la suppression de la déductibilité fédérale des intérêts liés à un prêt bancaire affecté à un immeuble non destiné à l'habitation propre est actuellement à l'état de projet de loi. Elle n’est donc pas encore adoptée, mais figure dans les mesures fiscales en cours d’approbation et devrait, sauf revirement, entrer en vigueur pour les revenus 2025.


Fin de la déductibilité fiscale des intérêts d'un emprunt hypothécaire pour un immeuble non destiné à l'habitation propre

Jusqu’aux revenus 2024, les propriétaires pouvaient réduire le revenu imposable lié au revenu cadastral (RC) en déduisant les intérêts ordinaires d’un prêt bancaire. Ce mécanisme fédéral permettait d'atténuer fortement la charge fiscale sur les biens mis en location ou non occupés par le propriétaire.


Fonctionnement AVANT la réforme (régime encore en vigueur pour les revenus 2024): Revenu imposable = RC indexé × 1,40 – intérêts du prêt.


Fonctionnement APRÈS la réforme (si le projet est adopté pour les revenus 2025): Revenu imposable = RC indexé × 1,40 (plus aucune déduction des intérêts).


Cette suppression aurait pour effet d’augmenter directement la base imposable et donc l’impôt dû. Les contribuables situés dans une tranche marginale élevée seraient les plus impactés.


Exemple chiffré – Tableau comparatif (avant / projet 2025)

Éléments

2024 (régime actuel)

2025 (si projet adopté)

Revenu cadastral non indexé

1.200 €

1.200 €

RC indexé (coef. 2024 = 2,0915)

2.510 €

2.510 €

RC majoré (× 1,40)

3.514 €

3.514 €

Intérêts annuels du prêt

- 3.000 €

0 €

Revenu imposable

514 €

3.514 €

Taux marginal d’imposition

50 %

50 %

Impôt dû

257 €

1.757 €

Impact fiscal

+ 1.500 €

Ceci rejoint d’autres mesures telles que la nouvelle taxation des plus-values sur les actifs financiers (actions, obligations,...), qui entrera probablement en vigueur l’année prochaine. Pour rappel, à partir du 1er janvier, la Belgique devrait imposer, entre autres, les plus-values boursières réalisées par les particuliers à un taux général de 10 %, avec une exonération annuelle de 10 000 €.

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